Société Saint François de Sales
"La dévotion est la douceur des douceurs et la reine des vertus car c’est la perfection de la charité."
St François de Sales

Fils de Saint François de Sales > Actualité > La Lettre

La Lettre N°52 Juin 2007

EDITORIAL

Le sacrement de l’amour

Tel est le titre de l’Exhortation apostolique publiée par le Pape Benoît XVI à la suite du Synode sur l’Eucharistie.

Nous avons sans doute pu en lire des extraits ou le texte entier. Comme toute exhortation post-synodale, elle est le reflet des travaux et propositions des évêques au cours du Synode. En même temps, elle porte la marque personnelle de celui qui la signe : ici, Benoît XVI, avec en arrière-plan, comme pour son encyclique Dieu est amour, l’enseignement de saint Augustin sur l’amour.

Dans notre approche de l’Eucharistie, nous pouvons noter que, parmi les 7 sacrements de notre foi catholique, celui-ci est le seul dont nous parlons en disant « Le Saint Sacrement ».

Les autres, à commencer par le baptême, nous font tous participer à la vie de Dieu et donc à sa sainteté. Mais l’Eucharistie est « le saint sacrement », parce qu’elle est par excellence le sacrement de l’amour donné et reçu. Amour donné par le Père dans la personne de son Fils Jésus et dans l’effusion de l’Esprit Saint. Amour reçu et accueilli par nous dans la foi et dans la joie.

Et c’est cet amour qui fait de nous des chrétiens, comme l’écrivait le pape dans son encyclique : « nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie » (N°1). Nous devenons chrétien par amour et pour aimer. La vie chrétienne est une histoire d’amour. Et dans l’Eucharistie, « Jésus se fait notre compagnon de route » (N°2). Père François Corrignan

Le Mot du responsable général

Certains membres se plaignent d’être isolés, de ne pas avoir de nouvelles ou encore de ne pas pouvoir vivre cette amitié dont SFS nous parle dans la 3e partie de l’IVD au chap. Pour répondre à ce désir, nous avons repris la Lettre. Pour ceux qui ont internet, nous avons lancé un groupe virtuel. L’avenir de ces médias est entre les mains de chacun d’entre nous pour développer les liens qui nous unissent.

Les nouvelles

 Le bureau s’est réuni le 18 avril. A cours de cette réunion, il a été question d’organisation avec une présence plus grande à Paris. Le bureau se réunira quatre fois par an, en janvier à l’occasion de la fête de SFS, en avril, fin juin début juillet, en octobre à l’occasion de la réunion commune aux conseils des quatre branches.

 Nous avons reçu une demande de renseignement venant du Père Jean-Claude Cabwinwe. Il connaît deux anciens séminaristes qui seraient disposés à entrer dans notre association. Le Père Jean-Claude est le responsable des Prêtres de SFS de la région de Bukavu, sur la partie congolaise du lac Kivu. Nous prierons pour la réussite de cette implantation.

 Le Père Jacob Affognon du Bénin est passé en France. Il nous signale qu’il forme un foyer actuellement.

 Luc Djogbenou, probaniste du Bénin, s’est marié le 5 mai. Nous lui souhaitons tous nos vœux de bonheur.

 Joseph Griesemer a fait sa consécration le janvier 2007 dans le groupe de Saint-Louis, Missouri. La veille de sa consécration, Dominique Sommier a été hospitalisé pour cinq jours. Elle est remise à plus tard. Nous prierons pour ces nouveaux confrères.

 Comme la plupart des Fils francophones d’Europe sont dispersés, un groupe virtuel a été créé pour ceux qui disposent d’internet. Un des membres du groupe envoie une réflexion, une note de lecture aux autres membres. Chacun peut réagir et répondre en envoyant ses propres réflexions.

 Joseph a traduit l’IVD en kyniarwanda. Les rwandophones se trouvent au Rwanda bien sur, mais aussi au Burundi, en Ouganda, en Tanzanie. Il existe aussi des communautés en Belgique et en France. L’édition de 500 exemplaires coûte 3500€. Nous étudions toutes les propositions pour réaliser cette publication.

 Les Prêtres de SFS ont leur retraite internationale du 25 au 29 juin. Elle sera suivie de leur assemblée générale du 2 au 4 juillet. Nous n’oublierons pas de prier pour le succès de ces rencontres.

Les Fils de Saint-François de Sales, selon l’abbé Chaumont.

Ce texte de l’abbé Chaumont est extrait de la septième instruction de la retraite d’Athis. Il a prêché cette retraite aux prêtres de SFS du 25 au 30 juillet 1892. Pendant ces jours à Athis-Mons, il confie à quelques intimes : « Cette retraite, c’est le testament ; que je veux laisser à la Société ». Vous avez leur type dans les soixante-douze disciples qui entouraient Ie Sauveur.

Ce sont des hommes de toute condition sociale qui, restant dans Ie monde, y reçoivent une formation spirituelle très solide et toute conforme à l’esprit des conseils évangéliques. Ils ont, comme nous, leurs Probations, et vous aurez peut-être tôt ou tard l’occasion de rencontrer quelques-uns d’entre eux lisant un petit livre intitulé : Probation sur l’Humilité ou sur la Pauvreté, ou sur un autre sujet aussi audacieusement chrétien. Ces hommes, vous le devinerez facilement, ce sont des Fils de Saint-François de Sales qui font leur méditation en se rendant à leurs labeurs quotidiens.

Et si vous vous étonniez de les voir de si bonne heure le matin dans les rues, ils pourraient répondre qu’ils vont assister à la première messe dans l’église voisine. C’est qu’ils ont compris, ces chrétiens, qu’ils ne peuvent être les auxiliaires de Notre Seigneur dans le Prêtre, qu’à la condition de se munir abondamment des sacrements ; et voilà pourquoi ils communient tous les huit jours, quelques-uns tous les jours ; et voilà comment ils arrivent à un degré de vertu exceptionnel. « Celui-ci, disait de l’un d’eux Mgr de Ségur, tourne tout droit à la sainteté stricto sensu. » Pour ces vaillants, il n’y a plus de respect humain ; et ils connaissent tous les héroïsmes du renoncement et de la charité. II y a entre le Cœur de Notre Seigneur et le cœur de ces chrétiens d’un autre âge, une intimité étroite qui ferait envie à bien des ministres de Jésus-Christ. On peut leur demander de se mettre au service du prêtre : c’est à proprement parler leur vocation. Comme ils sont forts dans leur modeste apostolat ! Ce sont eux qui précédent le prêtre pour lui gagner un pêcheur pour préparer le retour d’un prodigue. Comme ils sont délicats pour ne point le blesser au début, pour le maintenir dans ses généreuses résolutions quand il est revenu à Dieu, pour le faire persévérer ensuite dans sa bonne volonté ! Ils sont si heureux de concourir par là au ministère sacerdotal ! Aussi je ne pense pas que l’on puisse dire, sans injustice, que les soixante-douze disciples aient été de beaucoup plus humbles, plus zélés ou plus dévoués pour Notre Seigneur que les Fils de Saint-François de Sales. Malheureusement leur petite Société n’a pas encore atteint sa forme définitive. Ils ne sont que quatre-vingts ou cent au plus. Mais, si vous m’en croyez, comptez sur les grâces de votre vocation et cherchez autour de vous des chrétiens de ce genre : le bon Dieu en a mis partout pour notre consolation. Surtout pas d’hommes à la piété trop sentimentale, pas de timides et pas d’orgueilleux ! Mais quand vous rencontrez un homme de foi et de courage, étudiez-le et voyez si Dieu ne l’appellerait pas à être Fils de Saint-François de Sales ; alors, ne craignez pas de soumettre ce chrétien à l’épreuve : ordinairement, il dépassera vos espérances.

Documents joints


Association Saint François de Sales | Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée | Fils de Saint François de Sales | Prêtres de Saint François de Sales
Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Nous contacter | Webmestre | Espace privé | SPIP - ©Société Saint François de Sales - 119 Productions